Le Blog Oculaire - Vue Globoramique

Jamais dans la tendance, toujours dans la bonne direction




Gugus en Inde

0 comments


Lancement du site de mon chti t'ami Gugus et donc début des pérégrinations de l'enfant chéri du stade Grimonprez-Jorris en terres indiennes. La fracture doit être nette. Si vous voulez suivre les aventures de ce troubadour des temps modernes, rendez vous sur son blog Gugus en Inde


Proverbe Africain

0 comments


Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.




Doc Doc, qui est la?

2 comments

On achève bien les poissons. Le cauchemar de Darwin, sorti en salle il y a quelques mois, est la dernière réalisation de l’Autrichien Hubert Sauper, qui s’était fait connaître du grand public avec Kisangani Diary’s, en suivant le périple de réfugiés rwandais au Congo. Déjà un sujet extrêmement gai. Cette fois-ci, Hubert Sauper part explorer la réalité chaotique des rives du lac Victoria en Tanzanie, où un poisson d’exportation, apporté par les Européens, a ravagé la faune et dont la production sert de monnaie d’échange contre des armes. Habilement construit, ce documentaire récompensé par plusieurs prix, s’offre comme l’allégorie d’une aberrante mondialisation où les armes transitent via Mwanza, tandis que les filets de perche partent pour l’Europe.

La « Perche du Nil » antéchrist européen du lac Victoria

Il y a encore une cinquantaine d’années, la région des Grands Lacs, riche et fertile, offrait une exceptionnelle vie sauvage faisant la fierté de ses parcs nationaux. Dans les années soixante pourtant, la « Perche du Nil » fut introduite dans le lac Victoria à titre d’expérience scientifique. De quoi se mêle-t-on, me direz vous. Ce prédateur vorace a ravagé en quelques années tout un écosystème, en décimant peu à peu toutes les autres espèces aquatiques. De son développement rapide est apparu un commerce florissant voué dans sa totalité à l’importation européenne, alors que la population locale tente de survivre avec moins d’un euro par jour. C’est à partir de ce constat que le réalisateur autrichien rebondit sur la question d’un trafic alimenté par les Européens, qui échangent autant de tonnes d’armes et de munitions que de poisson qu’ils importent. Hubert Sauper a choisi d’illustrer ainsi toute l’aberration de ce nouvel ordre mondial darwiniste, où la loi du plus fort est toujours la meilleure.

La caméra porte un oeil qui a su saisir l’intimité des quelques « personnages », sorti de leur anonymat pour devenir le temps d’un documentaire les visages d’acteurs, témoins, ou victimes d’un cruel théâtre. Car le plus dur pour le spectateur est de réaliser que malheureusement (et ce au point de déranger son quotidien) rien n’est fictif. Les images sont dures, les mots pires.

Galerie d’acteurs du réel

Ils sont aviateurs ukrainiens, prostituées tanzaniennes, ex-militaire, artiste-peintre, enfants des rues, industriels locaux, pêcheurs ou délégations institutionnelles zélées. Autant d’individus dont on connaît, le temps d’un récit, les prénoms, et qui évoluent au milieu d’une valse funèbre, celle des démons de l’Afrique : famine, VIH, massacres. La construction du Cauchemar de Darwin, qui offre intrigue et rebondissements, témoigne d’une véritable évolution dans la narration et évite de tomber dans l’écueil du simple didactisme. Le regard du cinéaste qui ne perd pas de vue l’essentielle question du trafic d’armes, réussit à s’attarder avec pudeur sur la complexité d’un cruel système, où victimes et bourreaux finissent par se confondre, au rythme de la caméra, dans un identique désespoir.

Un documentaire terriblement dur, condensé des problèmes de l'Afrique. Vision crue et chaotique. Heureusement que l'on nous apprend à détourner le regard face à l'insupportable.



Le pourquoi du comment...du pourquoi

2 comments


Je pense ne pas être le premier à me demander – c’est tout de même légitime- les raisons pour lesquelles le phénomène blog se développe à si grande vitesse. Bienvenue dans le « blogorama », ou l’avenir du net par le blog. Mais tentons ici de le comprendre... et de m’expliquer ainsi le pourquoi du comment du pourquoi (d'ou le titre) en ce mois de septembre 2005 de la naissance de mon blog oculaire.

Aurais-je succombé au phénomène de mode ? Me serais je laissé envouter par les propos gourouesques de mes camarades bloggeurs (je les appelle déja mes camarades) ? Desproges, à moins que ce soit mon ami chauffeur de taxi, disait à l’époque « si les autres ont le droit d’être con, pourquoi pas moi ? ». Il dirait maintenant (Desproges, mon ami chauffeur de taxi répéterait lui la meme chose) « si les autres bloggent, pourquoi ne bloggerais-je pas ? ». Attention Pierre, à moi de te répondre : « simplement parce que les autres ont quelquechose à dire ».

Alors aurais-je la prétention de croire en l’interet de mes propos ? Pire, estimerais-je que mes propos valent mieux que ceux des autres ? La tête vissée sur les épaules, je n’oserais écrire par pur égocentrisme. Je n’écris non plus pour faire écrire les autres, mon anti-philantropisme a des limites. Ni meme pour laisser une trace dans la posternité. Je sais donc pourquoi je n’ écris pas, mais pas pourquoi j’écris. La réponse viendra en écrivant.


Chez Wam

Ultimes Bafouilles

Archives

Blogorama


ATOM 0.3